
Comme je disais il y a plus d'un an, j'aime beaucoup Didier Porte.
Je connais un peu le bonhomme pour l'avoir vu sur scène et l'avoir rencontré ensuite autour d'un verre, et c'est quelqu'un de charmant, vraiment très sympathique et un amateur de bons vins (il s'y connait d'ailleurs très bien).
Depuis que j'ai découvert ses podcasts du Fou du Roi et de son billet d'humeur du jeudi matin dans la matinale de France Inter, je les écoute tous et je savoure chacun.
Avec son licenciement ce matin de France Inter, je suis scandalisé par la tournure que prennent les choses là bas.
Je n'aime pas spécialement Stéphane Guillon, mais le licenciement coup sur coup de ces 2 personnes, entrainant l'arrêt de la chronique humoristique de la matinale de France Inter et par conséquent, de François Morel également, c'est un peu de liberté qui s'en va.
Didier Porte a été critiqué pour une de ses chroniques, proposant à Dominique de Villepin de scander haut et fort qu'il enculait Nicolas Sarkozy. Franchement, même si ce n'est pas très fin, on ne peut pas blâme Didier Porte pour ça.
Le fait est que Porte et Guillon ne sont pas tendre avec le pouvoir en place, et que Hees et Val sont arrivés à leurs postes respectifs un peu grâce à ce même pouvoir en place. Donc, on les évince pour faire plaisir à certains.
C'est fort dommage, car des humoristes de cette trempe qui arrivent encore à faire rire sur la politique actuelle, il n'y en avait plus depuis longtemps, et on leur coupe la rare tribune à laquelle ils avaient accès.
Je crois que si on réécoutait les chroniques de Coluche quand il était sur Europe1, ou même les sketchs de Pierre Desproges, on se rendrait certainement compte qu'on cherche surtout à n'avoir que des humoristes qui ne dénoncent rien. Ce qui est bien triste...