Touche pas à mon Porte
Par dam_drums le Mercredi, juin 23 2010, 15:54 - General - Lien permanent

Comme je disais il y a plus d'un an, j'aime beaucoup Didier Porte.
Je connais un peu le bonhomme pour l'avoir vu sur scène et l'avoir rencontré ensuite autour d'un verre, et c'est quelqu'un de charmant, vraiment très sympathique et un amateur de bons vins (il s'y connait d'ailleurs très bien).
Depuis que j'ai découvert ses podcasts du Fou du Roi et de son billet d'humeur du jeudi matin dans la matinale de France Inter, je les écoute tous et je savoure chacun.
Avec son licenciement ce matin de France Inter, je suis scandalisé par la tournure que prennent les choses là bas.
Je n'aime pas spécialement Stéphane Guillon, mais le licenciement coup sur coup de ces 2 personnes, entrainant l'arrêt de la chronique humoristique de la matinale de France Inter et par conséquent, de François Morel également, c'est un peu de liberté qui s'en va.
Didier Porte a été critiqué pour une de ses chroniques, proposant à Dominique de Villepin de scander haut et fort qu'il enculait Nicolas Sarkozy. Franchement, même si ce n'est pas très fin, on ne peut pas blâme Didier Porte pour ça.
Le fait est que Porte et Guillon ne sont pas tendre avec le pouvoir en place, et que Hees et Val sont arrivés à leurs postes respectifs un peu grâce à ce même pouvoir en place. Donc, on les évince pour faire plaisir à certains.
C'est fort dommage, car des humoristes de cette trempe qui arrivent encore à faire rire sur la politique actuelle, il n'y en avait plus depuis longtemps, et on leur coupe la rare tribune à laquelle ils avaient accès.
Je crois que si on réécoutait les chroniques de Coluche quand il était sur Europe1, ou même les sketchs de Pierre Desproges, on se rendrait certainement compte qu'on cherche surtout à n'avoir que des humoristes qui ne dénoncent rien. Ce qui est bien triste...
Commentaires
En partie de ton avis sauf que Coluche et Desproges s'en prenaient à la gauche et aussi à la droite. Il ne faut pas que ce soit à sens unique surtout sur une radio publique financée par des contribuables de gauche et de droite. Quand à l'éviction, je suis d'accord avec toi sur la manière 'brutale'. Mais je ne m'inquiète pas pour eux contrairement aux nombreuses "petites gens" à qui cela arrive, dont personne ne parle. Ces personnes-là, elles, sont bien plus dans l'embarras que Porte et Guillon. Cela n'est pas un fait nouveau, Mitterrand à son arrivée en 1981 ne s'est pas privé non plus tant sur le plan audiovisuel, radiophonique et presse écrite. La roue tourne toujours...