Mon quatrième concert Princier, après le Zénith en 1998, le Zénith en 2002 et le Grand Palais en 2009, je scrutais depuis longtemps sur le site Schkopi.com l'annonce d'un futur concert en France.
Ce site est une énorme mine d'information sur Prince, et depuis le concert du Grand Palais, j'essaye d'y aller régulièrement.
En annonçant le concert au Stade de France, j'ai un peu hésité à m'y rendre. Beaucoup de fans ont dit sur ce site qu'ils ne s'y rendraient pas, du fait du lieu.
J'avais pour ma part trop envie de le revoir sur scène, mais ma seule expérience de concert au SdF, c'était pour Police, et ma position en Pelouse (donc loin de la scène) ne m'avait pas permis de voir la scène et je n'avais que moyennement apprécié le son.
Finalement, je me suis décidé, mais uniquement si j'arrivais à avoir une place en Pelouse Or, c'est à dire au pied de la scène. Dès la première seconde de la mise en vente, j'étais sur le site de la Fédération Nationale d'Achat des Cadres. La peur de ne rien avoir.
Finalement, j'ai eu, et sans aucun problème.
Le jour J du concert, je suis arrivé juste un petit peu avant l'ouverture des grilles. Je me balade autour du Stade, que je connais surtout en configuration Rugby, et me met à la recherche d'un distributeur de billets. J'arrive enfin à en trouver un qui fonctionne après pas mal de recherche, et juste à côté de ma porte d'accès au Stade.
Je rentre tout fier dans l'enceinte Dyonnisienne et il n'y a pas encore foule. Je m'approche des premiers fans installés près de la scène. Youpi, je serais vraiment super bien placé.
Vient la première partie : Sharon Jones and The Dap Kings. Jamais entendu parler mais c'est de la soul et du Rythm & Blues (du vrai, pas du R'n'B). Ca dépote pas mal mais l'essentiel du public est un peu amorphe. Je regarde en direction des gradins, c'est quasi vide.
Durant une chanson, le public se réveille et hurle.
Prince fait son apparition et vient faire un petit solo de guitare. On est tous super heureux, mais ça dure pas plus de 5 min et il repart en coulisse.
Durant cette première partie, j'avais la chance de n'avoir pas de gens trop grands devant moi, et j'avais une super vue sur la scène et sur l'avancée dans le public.
Mais en plein milieu d'une chanson, 2 nanas, que j'ai vraiment failli tué, se sont incrustées juste devant moi, alors qu'il n'y avait déjà pas beaucoup de place. En plus, pas de chance, sur les 2, il y avait une toute petite et une légèrement plus grande que moi, et c'est cette dernière qui se fout pile dans mon champ de vision. Et je n'avais pas beaucoup de place pour essayer de me décaler. Je l'ai maudit jusqu'à la 35ème génération.
Finalement, les différents mouvements de foule inhérents à ma position m'ont permis de me décaler et d'enfin voir toute la scène, à temps pour l'arrivée de Prince. Au début de la performance, je tourne la tête vers les tribunes : tout est quasi plein. On est loin du fiasco annoncé 
Source : France2.fr - AFP/Bertrand Guay
Le concert en lui même : un show formidable, ce mec est définitivement le plus grand showman au monde. Il chante, danse, joue de la guitare, improvise et joue avec le public, fait de l'humour et nous en fout plein la vue.
Ces musiciens sont tous des pointures, il a repris, pour mon plus grand plaisir, John Blackwell, que j'avais vu au Bag'Show 2005. Nettement plus impressionant et technique que CC Dunham, qui officiait au Grand Palais il y a 2 ans.
J'en ai pris plein les yeux et les oreilles, un véritable bonheur, et certainement un de mes meilleurs moments (et pour beaucoup de fans présents), c'est lorsque Prince a échangé sa guitare avec la basse de Ida Nielsen. Et là, du pur bonheur funk. Et une magnifique symbiose avec John. Par chance, j'ai filmé tout ça avec mon iphone 4 et le résultat n'est pas mauvais
ça fait un beau souvenir 
De mes maintenant 4 concerts de Prince, je mets celui sur le même niveau que le Zénith 1998, ça restera très longtemps dans ma mémoire 